Courir à jeun le matin ? Bonne ou mauvaise idée ?

courir à jeun

Pour certains, le run matinal avant le petit dej’ est devenu une routine, alors que pour d’autres, pas question de s’entraîner l’estomac vide.

Pourtant, bien réalisé, cela permet d’habituer et d’entraîner l’organisme à être plus efficace dans la mobilisation des graisses. C’est très utile pour mieux tenir une course longue distance comme un marathon.

Le sujet mérite des explications pour se faire sa propre opinion, c’est parti !

Faire du sport sans prendre de petit déj’ conduirait à perdre du muscle selon la croyance générale.

On suppose souvent que, sans apport de nourriture, le corps se force à brûler des protéines pour trouver l’énergie nécessaire à l’effort. Donc, en d’autres termes il perd du muscle.

Cependant, cette affirmation n’est pas exacte à 100%, et nous allons tout de suite vous expliquer pourquoi 😉

Le corps stocke du glucose sous forme de glycogènes (une forme de réserve en sucre de l’organisme) dans le foie et les muscles.

Lorsque vous dormez, le niveau d’insuline (qui aide les cellules à absorber le sucre et à stocker les graisses) et des glycogènes présents dans le foie baissent.

Quant aux réserves des glycogènes stockés dans les muscles, rien ne bouge, leur niveau reste stable.

Par conséquent, lorsque vous partez courir à jeun le matin, votre corps puise avant tout dans les réserves de glycogènes emmagasinés dans vos muscles.

Vos réserves ne sont pas illimitées

A mesure que vous continuez de courir, les réserves de glycogènes dans vos muscles vont se retrouver quasiment à vide. Par conséquent, votre corps sera forcé de puiser dans une autre source d’énergie. Il aura donc recours aux graisses (les acides gras).

Si maintenant, vous décidez d’augmenter brutalement l’intensité de votre séance, votre corps va être obligé de brûler des protéines (les acides aminés) afin de pallier le manque de glycogènes et l’énergie insuffisante provenant des graisses. C’est seulement à ce stade-là que vous risquez de perdre en muscle. Cependant, la plupart des gens s’arrêtent avant.


À savoir qu’un manque massif de glycogènes s’accompagne également de symptômes comme des vertiges, une sensation de faiblesse et de fatigue.


En fait, on peut l’apparenter à une panne d’essence en voiture.

D’ailleurs le phénomène est bien connu des marathoniens. Les coureurs n’ayant pas stocké suffisamment de glycogènes se heurtent au « mur du marathon », (souvent à partir du 30e km).  On reviendra sur cette expression prochainement !

Courir à jeun, oui, mais à certaines conditions

Retenez que la capacité à tenir l’effort à jeun dépend de votre condition physique. Quelqu’un pratiquant une activité physique régulière s’épuisera moins vite qu’une personne moins habituée à l’effort.

Si vous souhaitez vous y mettre, commencez graduellement. Tout d’abord par séances de 20 min puis 30min etc. sans dépasser 50 min d’exercice max et une sortie hebdomadaire. Emmenez avec vous de quoi vous nourrir en cas de panne (des sucres rapides) et pensez à vous hydrater pendant l’effort.

La veille de votre footing à jeun, consommez un dîner riche en sucres lents pour améliorer vos réserves glycogéniques.

Petit-dej

Un petit dej copieux parfait pour récupérer après l’effort et commencer la journée !

Pour finir, n’oubliez pas de vous nourrir directement après l’effort, c’est essentiel à une bonne récupération ! Notre recette d’un petit dèj fortifiant ici 😉