Le triathlon XXL d’Embrun est désormais dans moins de 8 semaines. Après une première partie de l’entraînement focalisée sur l’augmentation progressive du volume vélo et natation, c’est le moment d’augmenter les intensités et de se tester sur des distances intermédiaires. Découvrez comment ils ont préparé cette seconde phase en vue de l’Embrunman du 15 août.

Yoann (à gauche) et Guillaume (à droite)

Le volume d’entraînement s’approche des 10h en cumulant les trois sports. Pour optimiser son agenda, Yoann profite du vélotaf et du runnotaf pour accumuler les heures d’entraînement à la place des transports. On l’oublie trop souvent mais l’entraînement à intensité faible ou moyenne représente la majorité des séances d’un plan entraînement. Il faut donc profiter des creux de l’agenda pour ces séances. Les séances de fractionné en vélo et en course à pied sont désormais bien présentes dans le plan d’entraînement. Elles sont complétées par des séances de force sans intensité à vélo, et des sortie longues (mais pas trop !) à pied.

Un test sur format Half-ironman

Yoann prépare ses affaires dans le parc à vélo.

Yoann avait décidé de se tester sur son premier format L au triathlon Longue distance de Vertou (44), dans sa région natale. Après une nat’ sans encombre, la transition se passe au mieux. Malheureusement pour lui, une erreur de direction sur le parcours vélo lui fait perdre près de 20mn. Il rattrapera ensuite de nombreux cyclistes sur les 90km de ce parcours très vallonné dans le vignoble Nantais. Il attaque la course à pied un peu frustré, et profitant de ses qualités dans la discipline, il boucle les 20km du parcours en moins d’1h25 ! 10ème chrono sur cette partie.

Yoann sort de la natation pour enchaîner avec 90km de vélo

La triathlon de Belfort format L était une belle occasion de se tester pour Guillaume et voir la progression par rapport à l’édition 2017. Les indicateurs sont au vert côté vélo avec un ballon d’Alsace (600 de D+) bien mieux grimpé. La course à pied est toujours aussi dure par 27° à l’ombre. Et même si l’entraînement a été allégé en vue de cet objectif intermédiaire, la fatigue se ressent en fin de course. Les sensations sont donc mitigées, mais le chrono indique une vitesse à pied améliorée sur les 20km à pied.

Guillaume entame la course à pied à Belfort

Attention au sur-entraînement

Avec la multiplication des compétitions et des déplacements associés, il est parfois difficile de gérer la récupération et distinguer la fatigue « normale » du sur-entraînement. Le volume horaire d’entraînement pour l’Embrunman dépasse les 10h hebdomadaires désormais. La principale priorité reste la vie professionnelle et familiale à gérer !

La récupération d’après course est primordiale et Guillaume a pris quelques risques en voulant enchaîner trop d’efforts. Des petites douleurs tendineuses sont apparues. Ces blessures d’usure sont le signe d’un entraînement trop poussé et d’un manque de récupération. Heureusement, il est encore possible de s’adjuger un peu de repos avec une courte interruption de plan permise par l’application FREQUENCE Running. Les bons conseils d’un kinésithérapeute sur les étirements ont aussi permis de tenir à l’écart ces bobos.

Le test des équipements

Côté équipement, les épreuves on été une bonne occasion de roder le matériel. Pour son vélo, Yoann devra encore s’équiper d’un prolongateur pour affronter le vent de la vallée de la Durance. Tous deux doivent adapter leurs braquets pour s’économiser à vélo dans les cols alpins. Près de 4000m de D+ sont au programme !

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« La chaussette de France est parfaite »

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Sur l’habillement, les tri-fonctions sont de rigueur, même sur une distance longue. Il faut bien les roder à vélo pour éviter les surprises le jour J, mais elle couvriront les trois sports. Côté pédestre, une attention doit être portée sur le choix des chaussettes. Car si les triathlons format S peuvent se faire pieds nus, sur les distances L ou XL, comme une course à pied longue,  il est indispensable de protéger ses pieds des frottements.  La chaleur subie ne fait qu’aggraver les risques d’ampoule. Dans ces conditions, des chaussettes de running comme celles de la Chaussette de France sont idéales. Pas une ampoule à Belfort malgré la distance et la chaleur. Veillez néanmoins à choisir la gamme « fine » si vous voulez garder du confort sur la partie vélo.

Guillaume et ses chaussettes fétiches La Chaussette de France !

La suite ?

Après cette seconde phase, l’accent va pouvoir être mis sur les sorties longues, à vélo, à pied, ou avec l’enchaînement. C’est la philosophie du plan d’entraînement marathon que suivent Yoann et Guillaume aux côtés de leurs préparations vélo et natation.

La suite au prochain et dernier épisode et si vous avez manqué le premier épisode, le voici ici !