Endorphines, dopamine, noradrénaline… Toutes ces hormones sont susceptibles d’être sécrétées lors d’un effort physique mais ont des effets bien différents. Cette semaine on vous parle des endorphines, qui sont associées à la sensation de bien-être, de plaisir, voire d’euphorie. Vous vous reconnaissez déjà là-dedans ?

Les endorphines, c’est quoi ?

Les endorphines sont libérées par le cerveau, et plus précisément par l’hypothalamus et l’hypophyse dans les situations de stress, qu’il soit psychologique ou physique, mais de façon plus significative pendant et après un exercice physique.

Les effets se rapprochent de la célèbre morphine utilisée comme médicament antalgique. Elles agissent sur la douleur en se fixant sur les récepteurs morphiniques situés dans le thalamus au niveau des centres régissant la douleur. C’est alors pour cette raison que l’on peut ressentir cette sensation de relaxation, de bien-être, voire dans certains cas, d’euphorie.

Afin d’obtenir cette sensation, il est nécessaire de produire un effort d’une intensité de 70% de la FCM (Fréquence cardiaque maximale) durant au moins 20 minutes selon les spécialistes.


« Le premier effet d’une bonne séance de running, c’est une sensation agréable de bien-être »


Quels en sont les effets ?

Grâce aux endorphines, on peut donc continuer à courir et à fournir un effort tout en ressentant du plaisir ! Il faut savoir que lorsque l’on court, le corps secrète des endorphines au bout de quelques minutes seulement. L’avantage, c’est que cette sécrétion ne s’arrête pas lorsqu’on s’arrête de courir ! En effet, la sécrétion des endorphines continue jusqu’à atteindre un pic, entre 45 minutes et 1 heure après l’effort. Au global, l’effet peut ainsi durer entre 2 et 6 heures en fonction de la durée et de l’intensité de l’effort.


« L’avantage, c’est que cette sécrétion ne s’arrête pas lorsqu’on s’arrête de courir »


À la suite d’une course, on se sent donc mieux, et pendant longtemps !

Attention à l’excès d’endorphines !

Certains coureurs peuvent devenir obsédés par leur condition physique, leur poids, leurs performances. Ils ne peuvent plus cesser de s’entraîner une seule journée ! L’entraînement devient alors une « drogue ». Les adeptes devenants dépendants de l’exercice ressentent un profond malaise, de la culpabilité en manquant un run. Ils ont la perception qu’ils doivent toujours augmenter la dose pour obtenir les mêmes résultats ! Cette maladie s’appelle la bigorexie et fera l’objet d’un article dédié.

Attention les FREQUENCE Runners à ne pas abuser de ces hormones qui rendent nos plans d’entraînement moins monotones !